Les fêtes de la musique sous décibels systémiques.
Des milliers de fourmis s'enivrent devant la mygale géante jouant à six pattes de la flute hypnotique.
Sous les néonts brulants rouges, les spots se mettent à prendre feu sous l'excès de transpiration.
Un thon se fait violer par deux pingouins à l'arrière de la scène qui s'enfonce un peu plus dans le sable mouvant.
La tente bascule devant la profusion de noix de coco vide lancées à terre par des porces à trois jambes qui crient leur joie.
Les mouettes hystériques se projettent sur le rebord de la scène avant de se faire exploser les plumes de leurs fanatismes.
Le voisinage sourd-muet continue de regarder l'écran vide de la télévision quand des flashes bleutés éternuent dans le ciel sous les fortisimo des décibels qui se projettent sur les murs voisins.
Des flots de salive se déversent sur le sol faisant enfoncer encore un peu plus la scène dans le sol mouvant à trois-quart temps.
La mygale s'en va nue et transpirante, remplacéé par trois petits serpents laids de leur mue insultant l'odeur d'urine des morues pucelles.
La musique explose la citerne qui déverse au sol le restant des nétons rouges qui s'effrondrent sur le public dispérsé par le vent de l'été.
Les morceaux n'hésitent pas une seconde à couper en deux une centaine de fourmis, un crabe unipinciste et le pingou soulagé tombant sur l'instalation électrique.
Le vent se met au loin à arriver suivit de cheval foudre ricanant de son ri.
Noir total et complet.
Pleurs et gloussements.
Fin de spectable hilarant.
La sécurité a totalement été assurée.
A l'année prochaine.