Ton baiser froid et acide me trouble les mercredis après-midi.
Trente-deux assiettes posées sur la table.
Dehors le lampadaire paraplégique clignote.
La lampe tempête amnésique s’allume et s’éteint.
Les longs sanglots courent dans tous les sens.
La lumière verte fait son apparition dans l’eau.
Les étoiles dansent à une vitesse incandescente.
Un courant froid et envoutant sort de la porte.
S’ouvre celle-ci dans un grand fracas éthéré.
La commissure se met doucement en marche.
Et là est arrivé, l’obscur mystère de mon double.
Il faisait trop sombre pour que je puisse te voir.
Dans cette luminosité attirante à double crochet.
Sur mes lèvres, j’ai pu ressentir la douce amertume.
Une odeur chaude mais pas vraiment épicée au sucre.
Dégouline le sang des mes viandes mordues aux lèvres.
A trop embrassé mal déteint sur mon foulard de cou.
Ta langue bien trop incisive à découpé la mienne.
Trop d’acide, trop d’amertume, trop de lassitude.
D’un coup de têtière à tasse de thé, tu l’as avalée.
Ma bouche était d’un gouffre abyssal et profond.
Des lumières se mirent à s’éclairer dedans.
Tournant sur elles-mêmes et créant le cosmos.
Paralysie du corps.
Sensation de l’inodore.
Extrême conquistador.
Disparition.
Emotion.
Perversion.
Extrême paralysie de la sensation.
Sous l’écueil de la perversion de l’émotion.
Au-delà de la disparition.