Majeures sont les arcanes et elles font ce qu’elles veulent.
La grande bâtisse blanche et noire tourne sur du papier à musique posé sur des cylindres en carton.
Vingt-deux arcanes réfractaires à l’idée d’en dire plus aux charlatans des grands chemins de la vie.
Mystère et clairvoyance sont planqués dans le coffre aux présages qui bascule à la coupe de la main.
Et là dehors en plein dans le parc se déroule une affreuse scène oblique en regardant par l’épaule.
Le bateleur immature lance les dés pipés en pleine face dans le but illusoire de te faire perdre du temps quand regarde la puritaine papesse des yeux crevés ayant trop pleuré l’eucharistie volée un jour d’hiver par un aigle de mauvais augure. A coté l’impératrice blasée pose son poing fermé sous son menton un peu trop gros d’avoir conservé plein de choses carrées que l’empereur lui offre dans le seul but d’assouvir son pouvoir magique en brandissant son sceptre foudre. Le pape fatigué de porter la sainte parole bave devant la bravoure invisible des amoureux qui se touchent dans le gazon alors qu’un autre homme les observe quand l’hermite aux souliers usées par les ampoules éclatées des pieds lui préfère s’en aller à la vue du serpent qui s’est échappé de la table du bateleur tout à l’heure. Celui-ci se fait écraser par les roues disloquées du chariot qui grince un peu trop perdant ainsi une roue cloutée qui assomme le lion qui de rage fini par déchiqueter la femme voulant le dompter de force. Un coup de foudre joli mais bleu, joli mais bleu mais vraiment joli mais vraiment bleu fait éclater la Maison Dieu de Babel qui passait depuis son lustre à basculer dans tous les sens provoquant ainsi la mort volontaire d’un pauvre abruti de suicidaire n’ayant jamais voulu passer à l’acte qui se pendit en voulant repeindre la tour dépressive qui avait déjà vomi ses deux habitants qui ne pouvaient pas payer leur loyer un peu trop cher à la vue de l’économie du pain en grève. Tout bascule comme un pendu. La roue de la carriole continue de tourner un peu partout crachant soit de la monnaie de singe plus valable ou écrasant la queue touffue des deux idiots de chien lépreux et aveugles hurlant à la lune muette et capricieuse depuis que le soleil brille devant deux enfants orphelins nés des éprouvettes cachées de la tempérance ayant maintes fois ouvert sa porte au diable l’ayant enfantée dans un habit de suie fait main, un jour ou les étoiles vomissaient des larmes d’acide un peu partout de crainte de voir le temps passer. Chant cosmique de l’idiot du village au rebord de la falaise qui s’éclate la tête contre un mat posé là quand la roue finit par le percuter lorsque que le glaive rouillé de la justice le frappe violement malgré le bruit assourdissant de la balance délabrée qui ne pèse plus un gramme. Des pouts, pouts, pouts klaxons se font entendre quand une musicienne en devenir se met à souffler l’idéogramme des angles carrés obtus du jugement faisant danser un peu plus loin la petite débauchée sadomasochiste du coin attachée à un cercle de guis aux yeux du monde qui tape avec ses pieds amputés un lion brulé et un bœuf éventré par la mort qui tue la vie sous son cheval gris ou noir ou blanc sous le regard d’un aigle au nez biscornu regardant encore une fois la puritaine aux yeux crevés.
Denier est fatigué.
Coupe est malmenée.
Epée est transcendée.
Bâton est scarifié.