La lucarne en plein milieu du ciel.

Publié le par Steve

 

Je ne veux plus entendre les moustiques qui hurlent dans ma bouche quand la vieille folle hurle contre ses chats bipèdes qui ne font que grimper aux rideaux argentés décousus par les journaux de l’année passée indiquant clairement qu’il n’y aura pas d’éclipse de lune à la Sainte Nature qui ne veut toujours pas éplucher les patates d’eau douce amère et confite comme des pots de sauce qui ne vont que se ranger à tout prix dans les étals du grenier coincé entre deux charpentes pratiquement pourries et vertes de rage à cause des tuiles du toit voisin qui prend l’eau de toute parte à chaque coup de vent.

 

Je ne peux plus supporter l’odeur des canalisations de tes pieds qui ne font que tanguer un peu plus à chaque coup de cloche du beffroi illuminé par les vieilles voitures déglinguées et soumises à leurs propriétaires biscornus qui ne tournent que des gaz d’échappement à faire pâlir les draps blancs de l’hôpital de la non charité qui réclame à quiconque un euro symbolique sous peine de constipation passagère parce qu’il est l’heure pour moi d’aller réclamer mes conserves rouillés placées à disposition sur le quai numéro sept de la gare qui n’a toujours pas vu de train arriver depuis qu’on a installé un lustre parlant.

 

Je ferme la fenêtre. Je ferme la porte. Et j’ouvre la lucarne pour m’échapper comme le chat à la pleine lune.

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Publié dans Cheval dada

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