Cupidon aime t’il en stupidon ?
Des flèches rouges et pointues assassines.
Draguant sur le courrier électronique rose.
Une fine discussion faite sur Messenger.
Rime-t-on tout cela à l’heure ?
Un angelot ailé albâtre et soyeux.
Voltigeant aveuglement sur le net.
Narguant de son in love amer sucré.
Vois t’on vraiment au jour ?
Couple amoureux qui danse seul sur la chaise.
Musique intermittente de Skype à l’étage 3.
Roses et musiques romantiques en sourdines.
Comprend t’on à ce point les égrenées secondes.
Notifications excessives de l’amour profusion.
Quand vient l’heure de la divine séparation sms.
Gloire du sel lacrymal qui s’écoule à l’aube nasal.
Saisis t’on l’essence même des minutes tendres.
Réconfort du largage par les bouteilles vidées de force enivrantes.
Rupture fracassante de l’obsession de l’amour qui vient de passer.
Vitesse excessive du point de départ de b au point de rencontre de c.
Savoure-t-on à ce point l’absence du sentiment d’abandon inoculé.
Oublis total des amours collectionnés et passés par la surproduction de la société.
Quand reviendra le temps des cœurs confectionnés par le saint amour Valentin.
C’est la malchanceuse vie brisante du cœur de Cupidon qui tire n’importe comment.
Ignore-t-on totalement à quel point l’amour s’en va avec la profusion des sensations.
Aime-t-on vraiment à profusion.
Aime-t-on vraiment à sensation.
Aime-t-on vraiment.
Aime.
Avant que ne repasse pour de bon stupidon.
Au grand dam de cupidon.