Existentialisme de mon âme de grue.

Publié le par Aplapsie

Une grue géante rouge d’où dégouline de l'eau sale du ciel manquant bleu.

A la fin du bras désarticulé d'arthrose de la grue, un grand chainon en asphalte souffle dans le vent.

Accroché à sa règle par un crochet cassé, un tas d'échelles imbriquées les une aux autres terminé par une brouette.

L'auteur est accroché de fils dans les échelles qui se mettent en mouvement.

Pivotement doux et régulier de droite à gauche dans les airs froids et venteux des premiers frimas.

En bas dans la rue de sable, une assemblée de voitures neuves se tenant debout et frappant les conducteurs à coup de pneu d'hiver.

Pivotement plus rapide en trois-cent-soixante degrés de la boule d'échelle qui frôle sans cesse les tours orgueilleuses et inamicales

Des feux de signalisation souffrant de daltonisme passent de toutes les couleurs pour accentuer encore plus fort la colère des voitures mélangée à celle des vélos.

Fracassement assourdissent dans les airs. La volée d'échelle persévérante touche en plein fouet un immeuble qui se tombe en château de cartes.

Pivotement encore plus rapide avec hurlements de l'auteur qui ne supporte pas l'hauteur.

Inexorablement les échelles tombent les une après les autres pour se poser en fœtus sur le sol en verre.

Effondrement de la grue fracassant la jalousie austère des échelons endiablés.

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Publié dans Cheval dada

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