La frondaison automnale avant ta bise hivernale.

Publié le par Aplapsie

 Les feuilles tourbionnent dans les préludes orangés des bogues de châtaignes qui tombent mélancoliquement sur les bords de la Seine. Mon écharpe colorée orangée retournée flotte tristement sur ma veste marron, le soliste brule mes épaules et finira par me brunir à mon tour. L'allée des Frênes se profane sous les branches de la frondaison où les passants à l'air tragique sourient à perdre haleine, la lumière du jour qui se courbe. Inexorablement, la foret claquera de sa porte ses peaux mortes d'écorces vives brulées sous le poids incandescent des écureuils virevoltants. La température mordante baisse, et las, j'erre l'âme en peine souterraine à travers l'auberge boisée sous laquelle s'écroule un lot incalculable de pains aux raisins magnétisé de vin et l'odeur frétillante du thé-café dans un pot de sucrier alambiqué fait tourner le calendrier festivalien. Et termine ainsi dont dans mes yeux l'écoute du violon sur le sol charbonné grinçant.
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Publié dans Cheval dada

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