Aussi profonde la nuit qui veille sans sommeil.
01:10
Une nuit dorée scintillante où tangent les étoiles filantes au grès des rectangles.
Une grue fluorescente géante auquel un treuil d'échelles biscornues calandrent.
01:50
L'immeuble des trente six rues nulle part brille de ses fenêtres d'âmes ouvertes en pleure.
Dans l'appartement étroit, la bouilloire explose de sa bouillante rage amère.
02:40
La chambre du coin est vide de lassitude cause du ventilateur plafonnier qui ne cesse de râler.
Le cendrier écoule son fumigène cancer pour la dernière fois. Les volubiles sont carnassières.
03:35
En bas du coin la radasse offre un morceau d'âme contre quelques euros.
Les arbres calcareux de la frondaison fourmilière s'alanguissent d'attendre le matin.
04:27
L'asphalte soumit est délabré à sang des pas des gens qui baguenaudent au thé dansant.
Les sirènes prolixes à perdre haleine les tintamarres infernaux des gares utopistes.
05:10
Le ciel se courbe comme les stries rougeâtres et doucement la picorée s'en va éphémère.
Un jour insomniaque se lève, la nuit narcoleptique laisse sa trace cela laissera des traces.
06:00
L'horloge égrène le temps. J'égrène ma vie. Aussi vite que le feu éclaire les bougies de la vie.
Que mes rêves qui vivent éveillés au plus profondes de tes nuits englouties aussi vite sorties.